La directive relative à la surveillance et à la résilience des sols

La directive relative à la surveillance et à la résilience des sols

La Directive (UE) 2025/2360 relative à la surveillance et à la résilience des sols, adoptée le 12 novembre 2025 par le Parlement européen et entrée en vigueur le 16 décembre 2025, vise à l’établissement d’un cadre de surveillance des sols et à l’évaluation de l’état des sols dans l’ensemble de l’Union européenne. Elle intègre également des éléments visant à soutenir la préservation et la restauration des sols dans les Etats membres et à l’évaluation et la gestion des risques associés aux sites contaminés. 

L’objectif affiché à long terme est de parvenir à des sols considérés comme en bonne santé à l’horizon 2050. Toutefois l’atteinte de cet objectif, ou d’un objectif intermédiaire en ce sens, ne constitue pas une obligation imposée aux Etats membres.
Le texte prévoit néanmoins un premier bilan à réaliser en 2033 au plus tard par la Commission européenne, afin d’évaluer les progrès réalisés vers cet objectif de 2050 et de déterminer si des modifications de la directive (exigences plus contraignantes, plus spécifiques, etc.) sont nécessaires. 

Cet article propose un résumé détaillé du contenu de la directive et vous renvoie vers des ressources utiles pour mieux la comprendre. Vous retrouverez notamment le contenu d’une séquence dédiée à la présentation de la directive lors de la 12e édition de la Journée mondiale des sols organisée à Angers le 05 décembre 2025 par l’AFES, le GIS SOL, le RMT Sols et Territoires et le RNEST (en savoir plus sur cet évènement). 

Résumé de la directive : 

Focus sur la mise en place d'un cadre de surveillance dans chaque Etat membre

Soulignant les connaissances limitées sur l’état des sols en Europe, la directive se concentre sur l’établissement d’un cadre de surveillance et d’évaluation de l’état des sols dans l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne. 
Dans la recherche d’un équilibre entre harmonisation au niveau européen et respect des spécificités des Etats membres et du principe de subsidiarité, le texte assure un langage commun au sein de l’Union européenne en posant un certain nombre de définitions, et formalise un standard technique et méthodologique “minimum” à respecter pour la mise en œuvre de la directive et son cadre de surveillance et d’évaluation. 

Les Etats membres disposent néanmoins d’une latitude significative pour adapter le cadre de surveillance à leurs spécificités locales et nationales, que ce soit dans leur stratégie d’échantillonnage, le choix de certains indicateurs et des référentiels d’analyse, ou encore l’appréciation du caractère “acceptable” d’un risque lié à la contamination d’un sol. 

Les concepts de districts de sols et d'unités de sols

La directive prévoit que chaque Etat membre définisse un ou plusieurs districts de sols, couvrant ensemble la totalité de son territoire national. Ces districts constituent des unités administratives, sous la responsabilité d’une ou plusieurs autorités compétentes désignées par l’Etat membre. 

Les unités de sols, définies elles aussi par chaque Etats membres, sont quant à elles des unités au sein du ou des districts reflétant un “certain degré d’homogénéité de l’état du sol, pour différent types de sols, conditions climatiques et utilisation des terres”. Elles couvrent l’ensemble du territoire et servent de base à la conception de la stratégie de surveillance et à la communication des informations relatives à la santé des sols. 

Le cadre de surveillance

Que mesure-t-on ? 

La directive formalise un cadre de surveillance adressant différents aspects de la dégradation des sols : salinisation, perte de carbone organique, compaction du sol profond, compaction de l’horizon superficiel, excès de nutriments dans le sol, acidification, érosion, contamination, réduction de la rétention de l’eau et de l’infiltration de l’eau dans le sol, perte de biodiversité des sols, imperméabilisationet enlèvement des sols. 

L’annexe I de la directive identifie pour chacun de ces aspects un ou plusieurs descripteurs du sol (ex :  conductivité électrique, teneur en carbone organique du sol, taux d’érosion, etc.).
Ces descripteurs peuvent être assortis de critères relatifs au bon état de santé des sols qui sont soit établis au niveau de l’Union européenne (Partie A) soit établis par chaque Etat membre (partie B). Certains descripteurs ne sont pas assortis de critères relatifs au bon état de santé des sols (Partie C).

Enfin, l’imperméabilisation des sols et l’enlèvement des sols (Partie D) sont associés à des indicateurs de suivis spécifiques (surfaces concernées), les Etats membres étant libre d’intégrer d’autres indicateurs facultatifs comme le aux de recyclage des terres, la fragmentation des terres, etc. 

Comment le mesure-t-on ? 

Le texte de la directive impose un standard méthodologique minimum, décrit dans l’annexe II de la directive.  La directive prévoit notamment que chaque Etat membre détermine son plan d’échantillonnage par des méthodes géostatistiques et de manière à assurer une marge d’erreur maximale de 5% par unité de sol.  

La directive identifie des méthodes de références pour la majorité des descripteurs du sol de l’annexe I. Les Etats membres sont tenus d’appliquer ces méthodes pour la réalisation de leurs mesures, ou une méthode équivalente. Il reste possible d’utiliser une autre méthode, à condition de disposer d’une fonction de pédotransfert et que la méthode soit disponible dans la littérature scientifique ou le domaine public. 

Certains descripteurs comme le taux d’érosion, les contaminants autres que les métaux lourds (organiques, émergents) ou les descripteurs liés à la biodiversité des sols ne sont pas associé à une méthode de référence. L’annexe identifie alors des critères méthodologiques minimaux à respecter. 
Dans le cas des contaminants, les États membres établissent la liste des contaminants à surveiller, et peuvent pour cela s’appuyer sur une liste indicative que la Commission européenne établira avec les États membres.

Pour le suivi des indicateurs d’imperméabilisation des sols et d’enlèvement des sols, les Etats membres pourront s’appuyer sur les données issues de la composante Copernicus du programme spatial de l’Union européenne. Le texte promeut l’utilisation des meilleures données disponibles, y compris les images obtenues par télédétection, complétées par des inventaires nationaux pertinents.

Fréquence

Les mesures des descripteurs de sols retenus doivent être réalisées au moins tous les six ans, et les indicateurs d’imperméabilisation et d’enlèvement des sols doivent être mis à jour au moins tous les trois ans.

L'évaluation de la santé des sols

À partir de ces données, les États membres réalisent une évaluation de la santé des sols tous les six ans. La première évaluation complète doit être achevée au plus tard le 17 décembre 2031. Le diagnostic s’établit en comparant les mesures à des valeurs cibles (situation idéale et durable) et des valeurs de déclenchement opérationnel (niveaux de dégradation nécessitant la mise en place de mesures correctrices).

Focus sur la gestion des sites et sols contaminés

La directive adresse la question des sites potentiellement contaminés à travers une approche par étapes fondée sur les risques, visant à identifier, gérer et ramener les risques pour la santé humaine et l’environnement à des niveaux acceptables.

Recenser les sites potentiellement contaminés et étudier leur contamination réelle

Les Etats membres ont l’obligation de recenser de manière systématique les sites potentiellement contaminés, c’est à dire les sites où les activités anthropiques passées ou présentes sont susceptibles d’avoir mené à une contamination du sol.  Une fois un site recensé, une étude de sol doit être menée pour confirmer ou non la contamination.

Les États membres fixent les règles relatives au calendrier, au contenu, à la forme et à l’ordre de priorités des études de sols, mais sont incités à tenir compte de la proximité des zones de captage d’eau potable pour cette priorisation. 
Les États membres définissent notamment une liste d’évènements spécifiques rendant cette étude obligatoire, comme une demande de permis de construire, un changement d’affectation des terres, une excavation ou une transaction immobilière.

Gérer la contamination en tenant compte des spécificités du site

Si la contamination est confirmée, une évaluation propre au site est réalisée pour déterminer si elle présente un « risque inacceptable » pour la santé humaine ou l’environnement. Cette évaluation est réalisée selon une méthode établie par les Etats membres. 
Lorsqu’un risque inacceptable est identifié, l’Etat doit prendre des mesures, sans retard injustifié pour réduire le niveau de risque (mesures de réhabilitation du sol et/ou mesures visant à limiter l’exposition notamment) . L’annexe IV de la directive propose une liste indicative de mesures de réduction des risques. 

Principe du pollueur-payeur : les États membres doivent établir une hiérarchie des responsabilités pour déterminer qui doit supporter les coûts des études des sols et des travaux de réhabilitation.

Communiquer sur les sites potentiellement contaminés et les sites contaminés

Les Etats membres sont tenus de mettre en place et de maintenir à jour un registre des sites potentiellement contaminés et des sites contaminés. Ce registre doit être rendu public, sous la forme d’une base de données spatiales géoréférencées, et accessible en ligne gratuitement. 

L’autorité compétente peut néanmoins choisir de limiter voire refuser la divulgation de certains données et informations dans certaines conditions (notamment lorsque ces éléments pourraient porter atteinte à la sécurité publique ou à la défense nationale, ou lorsque les conditions de dérogations fixées à l’article 4 de la directive 20033/4/CE relative à concernant l’accès du public à l’information en matière d’environnement sont remplies). 

Focus sur les actions en soutien à la résilience des sols

Le rôle des Etats membres dans l'accompagnement des gestionnaires des terres

La directive impose aux Etats membres d’encourager et soutenir les propriétaires fonciers, les gestionnaires de terres et les autorités concernées à améliorer l’état de leurs sols par plusieurs moyens :

    • en garantissant un accès aisé et équitable à des conseils impartiaux, indépendants et scientifiquement fondés et à des activités de formations sur les pratiques améliorant la santé et la résiliences des sols
    • en assurant des actions de sensibilisation portant sur les bénéfices liés aux bonnes pratiques de gestion des sols et sur le coût de la mise en œuvre à long termes de pratiques préjudiciables;
    • en promouvant la recherche et l’innovation relatives aux concepts de gestion durable des sols et aux pratiques de régénération adaptées aux caractéristiques des sols, aux conditions pédoclimatiques et à l’utilisation des terres au niveau local;  
    • En fournissant au niveau local des informations concrètes sur les mesures et pratiques à adopter sur la base des évaluations de la santé des sols réalisées;
    • en mettant à disposition une vue d’ensemble des aides financières, instruments et autres mesures mobilisables pour soutenir la santé et la résilience des sols. 

Par ailleurs, les États membres doivent régulièrement évaluer les besoins financiers et techniques existants pour la mise en œuvre d’actions visant l’amélioration de la santé et de la résilience des sols. Ils doivent également dialoguer avec le public concerné pour déterminer au mieux le niveau de soutien nécessaire, et évaluer l’efficacité et les effets attendus des actions entreprises dans le cadre d’autres programmes, plans, objectifs et mesures existantes, énumérés dans l’annexe III de la directive (comme la politique agricole commune ou le plan national de restauration de la nature).

Le cas de l'artificialisation des terres

Les Etats membres sont encouragés à prendre en considération des principes qui sont ceux de la séquence Éviter-Réduire-Compenser face à de nouveaux cas d’imperméabilisation des sols ou d’enlèvement des sols dans le cadre de l’artificialisation des terres. 

Rapportage, information du public et calendrier de mise en œuvre

Obligations de rapportage des Etats membres

La surveillance des sols et l’évaluation de leur santé par les Etats membres doivent faire l’objet d’un rapportage auprès de la Commission européenne et de l’agence européenne pour l’environnement (AEE). Ce rapportage doit être effectué tous les six ans. 

Les Etats membres sont ainsi tenus de communiquer, par voie électroniques, les éléments suivants :

    • Les données relatives à la surveillance de la santé des sols et aux évaluations associées
    • Une analyse des tendances de la santé des sols pour les descripteurs du sol et les indicateurs d’imperméabilisation et d’enlèvement des sols mentionnés dans l’annexe . 
    • Un résumé des progrès accomplis vis-à-vis des actions en soutien à la santé et à la résilience des sols 
    • Un résumé des progrès relatifs aux recensement et à l’étude des sites potentiellement contaminés, la gestion des sites caractérisés comme contaminés et la mise à jour du registre associé.

D’ici le 17 décembre 2027, la Commission européenne et l’AEE mettront en place, sur la base des données existantes, un portail numérique de données sur la santé des sols. Ce portail permettra d’accéder aux données spatiales disponibles sur la santé des sols, agrégées au niveau de l’unité de sol (ou à un niveau plus détaillé si les conditions le permettent). Ces données seront issues des mesures réalisées par les Etats membres et des observations par télédétection. 
Les États membres pourront vérifier et demander de corriger d’éventuelles erreurs avant la publication des données. 

Les grandes étapes de la mise en œuvre au niveau européen

La directive, publiée au journal officiel le 26 novembre 2025, est entrée en vigueur le 16 décembre 2025. Sa mise en œuvre fait l’objet d’un calendrier dont les échéances sont précisées dans le texte adopté.

Échéances relatives à la transposition et à l’organisation au niveau national : 

    • 17 juin 2027 : établissement par la Commission européenne et les États membres d’une liste indicative des contaminants des sols présentant des risques potentiels important pour les sols, l’environnement ou la santé humaine. 
    • 17 décembre 2027 : création du portail numérique européen de données sur la santé des sols par la Commission européenne et l’AEE
    • 17 décembre 2028 : date limite pour la transposition de la directive dans le droit national de chaque État membre.
    • 17 mars 2029 : les États membres doivent fournir à la Commission européenne un accès en ligne à la liste de leurs districts de sols, unités de sols et des autorités compétentes désignées pour mener la surveillance.
    • 17 décembre 2029 : mise en place de la démarche de recensement des sites potentiellement contaminés et des étapes d’identification du risque et de gestion associées, dont la mise en place du registre national des sites recensés. Tous les sites potentiellement contaminés qui existaient avant le 16 décembre 2025 devront être recensés dans le registre avant le 17 décembre 2035. 

Échéances relatives aux premières évaluations : 

    • 17 décembre 2030 : date limite pour la réalisation des premières mesures du sol sur le terrain. Pour cette première campagne, les données collectées depuis le 16 décembre 2024 peuvent être utilisées.
    • 17 décembre 2031 : date limite pour réaliser la première évaluation de la santé des sols. Les États membres ont alors six mois pour communiquer le premier rapport de surveillance et d’analyse des tendances à la Commission européenne et à l’AEE, soit jusqu’au 17 juin 2032.
      Par la suite, les cycles de surveillance et d’évaluation de la santé des sols devront être renouvelés tous les six ans.
  • En parallèle, et afin de faciliter la transposition dans les États membres, le texte prévoit que la Commission européenne organise des échanges réguliers d’informations, d’expériences et de bonnes pratiques entre les États membres et, si nécessaires, d’autres parties prenantes. Le premier échange était programmé en mars 2026.  

Enfin, la Commission procèdera à une évaluation globale de la directive au plus tard le 17 juin 2033, et proposera d’éventuelles révisions si nécessaire.

Living labs et lighthouses dans la mission sol

Living labs et lighthouses dans la mission européenne "Un pacte pour des sols sains en Europe" : de quoi parle-t-on ?

Le plan d’implémentation de la Mission européenne apporte de nombreux éléments sur le concept de Soil health living labs, ou laboratoires vivants pour la santé des sols. Le groupe d’experts nommés par la Commission européenne pour la conseiller dans la mise en œuvre de la mission, le Soil Mission Board, a également produit un court rapport de 13 pages partageant leur compréhension et leurs recommandations sur le développement des laboratoires vivants dans le cadre de la mission européenne. Enfin, plusieurs projets tels que PREPSOIL, Nati00ns, ou le partenariat SOILL ont produit et produisent encore des ressources pour mieux accompagner les potentiels porteurs de projets (en savoir plus).  

Les éléments de définition et de cadrage proposés ci-dessous sont issus de ces productions.

Il est a noté que le concept de Living lab ou laboratoire vivant existait et était utilisé bien avant la mission européenne, comme le rappelle le Soil Mission Board dans son rapport « Mission Soil Board’s view on Soil Health Living Labs under Horizon Europe ». Les laboratoires vivants comme dispositifs d’innovation se sont peu à peu développés dans des secteurs sujets à des transformations profondes, touchant progressivement de plus en plus de domaines.

Dans le secteur agricole par exemple, des laboratoires vivants ont émergés face aux questions posées par la nécessaire évolution des agroécosystèmes vers une gestion plus durable.

Illustration : EPPDCSI, Barbara Govin , Aline Rollin, Elizabeth Holleville (CC-BY-SA)

Qu'est-ce qu'un laboratoire vivant ?

Les laboratoires vivants sont des écosystèmes de recherche et d’innovation transdisciplinaire, centrés sur l’utilisateur et ancrés dans un territoire.

Dans le cas de la mission européenne, les laboratoires vivants visent à adresser, en conditions réelles, une problématique liée à la gestion et à la préservation des sols du territoire dans lequel ils s’inscrivent.

Ils impliquent différents acteurs concernés par la recherche, la co-conception, l’expérimentation, le suivi, l’évaluation et la mise en œuvre de solutions visant à améliorer la santé des sols. Cela inclut l’ensemble des parties prenantes : les acteurs de la recherche et du développement, les gestionnaires des terres, les autorités publiques, les entreprises de l’amont à l’aval, et les citoyens.

Ainsi, s’il existe des formats et des fonctionnements divers, les laboratoires vivants mis en place dans le cadre de la mission doivent partager ces trois aspects fondamentaux :

    • La production de connaissances, de solutions innovantes relatives à l’amélioration de la santé des sols et services écosystémiques rendus
    • Une approche multi-acteur, en co-création, qui place l’utilisateur aux centres des réflexions. Les laboratoires vivants rassemblent les parties prenantes des problématiques abordées. Celles-ci ne sont pas seulement consultées, elles contribuent à la définition des problématiques à résoudre, à la formalisation de solutions à tester et à l’évaluation de ces solutions
    • Un ancrage territorial, en conditions réelles, pour construire des innovations qui répondent aux réalités économiques, sociales et environnementales locales. Un laboratoire vivant opère généralement à une échelle régionale ou sub-régionale et ne se limite pas à un seul site, mais coordonne des activités sur plusieurs sites d’expérimentation (exploitations agricoles, forêts, parcs urbains, sites industriels…) au sein d’un même paysage ou territoire. Cette approche permet de traiter la santé des sols comme un système complexe, en tenant compte des interactions entre les différents usages des terres.

La notion de Soil health lighthouse et l’articulation avec les laboratoires vivants

Les Lighthouses, ou “phares”, sont des sites de démonstrations, permettant de présenter et mettre en avant, en conditions réelles, des pratiques et solutions aux résultats exemplaires pour l’amélioration de la santé des sols.

Ce sont des lieux destinés aux démonstrations, à la formation, au réseautage et à la communication auprès des futurs utilisateurs, des décideurs politiques ou de la société en général.

Le tableau ci-dessous synthétise les distinctions entre un laboratoire vivant, un site d’expérimentation d’un laboratoire vivant, et un phare.

Dispositifs

Échelle

Activités

Amélioration de la santé des sols

Laboratoires vivants

Régionale, sub-régionale, paysage

Coordination des expérimentation et des partenaires

En cours, à l’échelle du paysage

Site expérimental

Local (une exploitation agricole, un parc urbain, un site industriel, …)

Co-création de connaissances et d’innovations

En cours, à l’échelle du paysage

Phare

Local (une exploitation agricole, un parc urbain, un site industriel, …)

Démonstrations, expérimentations

Efficacité démontrée en termes d’amélioration de la santé des sols

En résumé : les critères qui caractérisent les laboratoires vivants et les phares

Le tableau ci-dessous sont issues du plan d’implémentation de la mission (traduction non officielle) de la Commission européenne, qui s’est appuyée sur les travaux de McPhee et al. (2021) caractérisant les livings labs développés pour répondre aux défis environnementaux des agroécosystèmes (https://www.mdpi.com/2071-1050/13/4/1718).

Laboratoires vivants

Objectifs

  • Innovation, co-création, apprentissage formel
  • Contribution aux défis sociétaux
  • Améliorer la santé des sols et les services écosystémiques rendus par les sols (en lien avec les objectifs de la mission)

Activités types

  • Co-création, co-développement et expérimentations de solutions innovantes pour améliorer la santé des sols et les services écosystémiques associés
  • Recherche relative aux impacts de ces pratiques et solutions innovantes sur les écosystèmes
  • Mise en réseau d’acteurs et partage de connaissances
  • Démonstration (activité menée en particulier dans les phares)

Participants

  • Partenariats public-privé
  • Utilisateurs des solutions développées (gestionnaires des terres en lien avec une diversité de parties prenantes et de décideurs)
  • Dans le cas des démonstrations : grand public, acteurs politiques, réseaux d’acteurs pertinents (notamment le Partenariat Européen pour l’Innovation « pour la productivité et le développement durable de l’agriculture »

Contextes

  • Périmètre variable : disciplines (transdisciplinaire, inclusion des sciences économiques et sociales), méthodes, dimensions (techniques, économiques, sociales)
  • Une approche ancrée dans un lieu, un territoire, en contexte réel (vraies exploitations agricoles, vraies municipalités et autres sites urbains, vraies exploitations forestières, etc.)
  • Configuration robuste et de long-terme pour l’évaluation des écosystèmes et services écosystémiques.
  • Ouverture, communication, diffusion

Aller plus loin

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter les ressources (en anglais) ci-dessous : 

Enfin, la plateforme d’implémentation de la mission rassemble de nombreuses ressources relatives à la mise en oeuvre de la Mission “Un pacte pour des sols sains en Europe”, notamment la liste des projets financés, leurs actualités, et les productions du Mission board.

Phares

Critères basés sur le caractère exemplaire des performances en termes de santé des sols et services écosystémiques associés.

Appels à projets Mission sol : Programmes de travail 2026-2027 Horizon Europe

Appels à projets Mission sol : programmes de travail 2026-2027 Horizon Europe

La Commission Européenne a publié son programme de travail Horizon Europe pour 2026 et 2027, dont la partie concernant les missions thématiques et notamment la mission A soil deal for Europe.

➡️Lien vers le document en anglais, sur le site de la Commission

Focus sur les appels 2026 de la mission "A soil deal for Europe"

Appels à projets, en une étape

Les appels à projets ci-dessous se déroulent en une étape. La date d’ouverture prévisionnelle est le 04 février 2026, la date de clôture prévisionnelle est le 23 septembre 2026.

Topic (Code)Type d’ActionNombre de projets financés (indicatif)Contribution UE Totale (EUR millions)Intitulé
HORIZON-MISS-2026-05-SOIL-01CSA (Coordination and Support Action)15Monitoring soil health in practice: equipping stakeholders to sample, analyse, and interpret soil health indicators
HORIZON-MISS-2026-05-SOIL-02RIA (Research and Innovation Action)214Antimicrobial resistance and antibiotic biosynthesis in soils: developing key understanding and counteractive strategies using a One-Health approach
HORIZON-MISS-2026-05-SOIL-03CSA15Enabling user-centred and open innovation initiatives to enhance soil health in Ukraine
HORIZON-MISS-2026-05-SOIL-04IA (Innovation Action)19Leveraging long-term field experiments and other datasets to develop AI-ready decision support systems for sustainable soil management

Appels à projets Living Labs, en deux étapes

Ces appels sont soumis à une procédure en deux étapes.
Ouverture prévisionnelle le 12 février 2026; clôture de la 1ère étape le 14 avril 2026.
Clôture de la 2ème étape la 15 septembre 2026.

Topic (Code)Type d’ActionNombre de projets financés (indicatif)Contribution UE Totale (EUR millions)Intitulé
HORIZON-MISS-2026-05-SOIL-01-two-stageRIA224Living labs to enhance soil health in Alpine and Atlantic biogeographical regions
HORIZON-MISS-2026-05-SOIL-02-two-stageRIA224Living labs to enhance soil health in managed forests and in natural/semi-natural lands

Appel à projet conjoint entre les missions sol et climat

Cet appel se déroule en une étape. La date d’ouverture prévisionnelle est le 04 février 2026,
la date de clôture prévisionnelle est le 23 septembre 2026.

Topic (Code)Type d’ActionNombre de projets financés (indicatif)Contribution UE Totale (EUR millions)Intitulé
HORIZON-MISS-2026-06-CLIMA-SOILIA220Joint demonstration of solutions to build soil resilience to extreme weather events and support food security 

Focus sur les appels 2027 de la mission "A soil deal for Europe"

Appels à projets Living Labs en deux étapes

Ces appels sont soumis à une procédure en deux étapes. 
Ouverture prévisionnelle le 04 février 2027; clôture de la 1ère étape le 08 avril 2027. 
Clôture de la 2ème étape la 14 septembre 2027.

Topic (Code)Type d’ActionNombre de projets financés (indicatif)Contribution UE Totale (EUR millions)Intitulé
HORIZON-MISS-2027-05-SOIL-01-two-stageRIA224Living labs to enhance soil health in Continental, Black Sea, Pannonian and Steppic biogeographical regions
HORIZON-MISS-2027-05-SOIL-02-two-stageRIA224Living Labs for co-creating solutions to reduce eutrophication from agriculture

Autres appels à projets, en deux étapes

Ces appels sont soumis à une procédure en deux étapes.
Ouverture prévisionnelle le 04 février 2027; clôture de la 1ère étape le 08 avril 2027. 
Clôture de la 2ème étape la 14 septembre 2027.

Topic (Code)Type d’ActionNombre de projets financés (indicatif)Contribution UE Totale (EUR millions)Intitulé
HORIZON-MISS-2027-05-SOIL-03-two-stageIA216Agroforestry for soil health at landscape level
HORIZON-MISS-2027-05-SOIL-04-two-stageRIA211Participatory research on the health of communities in contact with polluted soils
HORIZON-MISS-2027-05-SOIL-05-two-stageIA212.8Innovative biotechnologies to restore soil health and improve agricultural competitiveness and resilience
HORIZON-MISS-2027-05-SOIL-06-two-stageRIA17Long-term drivers and consequences of soil degradation: learning from the past to improve future soil health

Appel à projet conjoint entre les missions sol et cancer

Cet appel se déroule en une étape. La date d’ouverture prévisionnelle est le 04 février 2027,
la date de clôture prévisionnelle est le 21 septembre 2027.

Topic (Code)Type d’ActionNombre de projets financés (indicatif)Contribution UE Totale (EUR millions)Intitulé
HORIZON-MISS-2027-06-SOIL-CANCERRIA224Living labs to monitor and mitigate carcinogenic substances in and originating from soils: Evaluating their effects on human cancer risks

La 12e édition de la Journée Mondiale des Sols arrive !

Affiche JMS 2025

La 12e édition de la Journée Mondiale des Sols arrive !

Cette année encore, l’AFES, le RNEST, le GIS Sol et le RMT Sols & Territoires co-organisent ensemble une série d’évènements pour célébrer la Journée Mondiale des Sols ! 

Pour cette 12e édition, rendez-vous du 4 au 6 décembre 2025 en Pays de la Loire (Angers), et en ligne le 13 novembre 2025, de 10h à 12h, pour la conférence introductive !

➡️Inscrivez-vous avant le 20 novembre pour participer ! 
➡️Infos et inscriptions sur la conférence introductive

Affiche JMS 2025
Illustration par Thomas Fungenzi

Une rencontre sur le thème "santé des sols : un continuum de l'urbain au rural"

Élargissant le thème proposé par la FAO pour cette 12e édition (Healthy soils for healthy cities), les 4 réseaux organisateurs vous proposent un rendez-vous scientifique et technique dédié à la compréhension, l’évaluation et la valorisation de la santé des sols dans toutes leurs composantes. 

L’évènement vise ainsi à :

    • Favoriser les échanges interdisciplinaires entre acteurs de la recherche, de la formation, des collectivités et du développement territorial.
    • Partager des retours d’expériences sur la prise en compte de la santé des sols dans les politiques publiques, l’aménagement et la gestion urbaine.
    • Valoriser des démarches opérationnelles permettant de diagnostiquer, suivre et améliorer la qualité des sols

Le programme : des évènements en région et en ligne

Programme JMS 2025

Cette 12e édition sera constituée de 6 grands temps forts, avec : 

    •  une conférence introductive en ligne le 13 novembre, de 10h à 12h,
    • une demi-journée à Angers dédiée aux acteurs techniques et scientifiques,  en particulier les professionnels agricoles et agents des collectivités, le 4 décembre matin,
    • suivie d’une demi-journée terrain le 4 décembre après-midi en Pays de la Loire 
    • une journée à destination des acteurs politiques et institutionnels le 5 décembre, à Angers
    • suivie d’une soirée “Sol et Art” le 5 décembre au soir 
    • Une journée dédiée à la découverte ou redécouverte d’ateliers de la Fresque du Sol le 6 décembre, pour tout comprendre sur le fonctionnement des sols, leurs enjeux et les leviers d’actions dont nous disposons tous. 

Inscrivez-vous avant le 20 novembre pour participer à la Journée Mondiale des Sols en Pays de la Loire et contribuez à faire émerger des solutions concrètes pour la connaissance, la protection et la valorisation des sols – du cœur des villes aux espaces ruraux ! 

Le Parlement Européen adopte la directive relative à la surveillance et à la résilience des sols !

La directive relative à la surveillance et à la résilience des sols est adoptée !

Ce jeudi 23 octobre 2025, le Parlement Européen a adopté en deuxième lecture le texte de la directive relative à la surveillance et à la résilience des sols, entérinant ainsi son adoption officielle. 

➡️ Voir le communiqué de presse du Parlement européen.

Proposé par la Commission Européenne en 2023, et après de nombreuses évolutions, la dernière version du texte avait finalement été adoptée par le Conseil le 29/09. C’est cette version que le Parlement Européen a adopté en séance plénière le 23 octobre 2025 (avec 341 voix en faveur du texte pour 571 votants).

La directive doit maintenant être publiée au Journal Officiel de l’Union Européenne, avant d’enter officiellement en vigueur 20 jours après cette publication, ce qui devrait arriver en début d’année 2026.

Les États membres disposeront alors de trois ans après son entrée en vigueur pour transposer cette directive dans leur droit national.

Résultats des votes au Parlement européen, portant sur une résolution visant à rejeter le texte adopté par le Conseil. Cette résolution devait donc être rejetée pour que la directive soit adoptée.

La directive en deux mots
Le texte prévoit une surveillance et une évaluation de l’état des sols de leur territoire par les pays de l’UE, qui pourront notamment s’appuyer sur des campagnes de surveillance nationales.

Une liste indicative de substances émergentes pour lesquelles des données sont nécessaires sera établie (dont PFAS et pesticides) 18 mois après promulgation de la loi.

Afin d’améliorer l’état des sols, les Etats membres devront :

    • fixer des objectifs durables non contraignants, adaptés aux différents niveaux de dégradations et aux conditions locales.
    • proposer des mesures de soutien aux gestionnaires des terres (conseils indépendants, formation, renforcement des capacités, promotion de la R&I…)
    • dresser une liste des sites potentiellement contaminés et remédier à tout risque identifié comme inacceptable pour la santé et l’environnement.

Le texte n’impose pas de nouvelles obligations aux propriétaires et gestionnaires de terre.

➡️Voir le texte de la directive adopté (version adoptée par le Conseil) 
➡️Accéder au détail des résultats du vote

Les Science Snack Cards de l’EJP SOIL disponibles en français !

Découvrez les sciences snack cards de l'EJP SOIL en français !

Le programme européen EJP SOIL a réalisé de courtes fiches synthèses pour mettre en lumière quelques projets et résultats clé.
Ces fiches synthèses, initialement rédigée en anglais, sont maintenant disponibles en VF !

34 fiches sont ainsi disponibles, sur différents sujets : 

 

Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces fiches :

Agroécologie et santé des sols – Session FR à Remtech Europe 2025

Session FR à Remtech Europe 2025

Agroécologie et santé des sols : une vision croisée Europe - Afrique"

 A l’occasion du congrès Remtech Europe 2025, retrouvez cette session francophone sur le thème “Agroécologie et Santé des sols : une vision croisée Europe – Afrique” !

Organisée dans le cadre des activités du comité scientifique, technique et d’innovation du RNEST, la session aura lieu en distanciel le 16 septembre 2025, de 11:45 à 13:45 CEST !

Programme de la session

Ouverture
11:45 – Bienvenue du RNEST
Laurent Thannberger (Valgo, RNEST), Jerome Cortet (Université Paul-Valéry Montpellier 3)

Présentations
11:50 – Pratiques agricoles durables pour améliorer la santé du sol rhizosphérique de Helichrysum italicum en conditions semi-arides
Fatima-Zahraa El Balghiti (Université de Marakech, Maroc)

12:05 – Effets à court terme de différents types et doses de fertilisation organique sur les communautés de la faune du sol et la productivité des cultures : étude de cas dans des agrosystèmes maraîchers à base de tomate à Madagascar
Sariaka Raharijaona (IRD, Antananarivo, Madagascar)

12:20 – Échantillonnage intensif à l’échelle d’un territoire pour mettre en évidence les effets de l’occupation du sol et des pratiques agricoles sur les carabidés et les collemboles
Lucas Etienne (Université de Montpellier, CEFE, France)

12:35 – Effets des pratiques alternatives sur les communautés de la faune du sol en contexte viticole méditerranéen : une approche multi-taxons
Clara Zimmermann (Université de Montpellier Paul-Valéry, CEFE, France)

12:50 – Rôle des PGPR sur l’anatomie racinaire en lien avec la nutrition du riz
Miora Rakotoarivelo, Fabrice Varoquaux, Patrice Autfray, Sergi Navarro, Romain Fernandez, Julien Frouin And Christophe Perin

13:05 – Nématodes – protection des cultures – santé du sol
Intervenant à confirmer

13:20 – Débat d’experts
Animé par Laurent Thannberger (Valgo, RNEST) et Jerome Cortet (Université Paul-Valéry Montpellier 3)

13:45 – Fin de la session

Découvrez l’application mobile PREPSOIL !

Découvrez l'application mobile PREPSOIL !

Le projet PREPSOIL a lancé son application mobile, une solution numérique gratuite aidant les citoyens à acquérir des connaissances sur les sols et à soutenir les universités, les institutions et les initiatives européennes en matière de sols grâce à des informations concrètes.

Un accès facilité aux ressources produites par PREPSOIL

Depuis le début du projet, PREPSOIL a développé un ensemble d’outils numériques pour promouvoir la connaissance des sols et élargir la base de connaissances sur la santé des sols. L’application mobile PREPSOIL permet d’accéder facilement à ces ressources numériques. Grâce à l’application mobile PREPSOIL, chaque utilisateur peut accéder aux éléments suivants :

    • le Knowledge Hub – une bibliothèque en ligne multilingue donnant accès à plus de 200 ressources sur les sols
    • la carte LL/LH – une carte interactive présentant les laboratoires vivants et les phares identifiés par PREPSOIL
    • PREPSOIL TV – un catalogue de vidéos et d’interviews sur les questions relatives aux sols et les meilleures pratiques pour améliorer la santé des sols.

Un outil pour favoriser l'engagement citoyen et aider la science

De nombreuses organisations en Europe travaillent à la promotion de la santé des sols. Pour les aider à obtenir des informations utiles sur les sols dans différentes régions, l’application vous propose de créer des quêtes ouvertes à tous, les SOIL QUESTS.

Les utilisateurs ont ainsi la possibilité de participer à des quêtes passionnantes pour devenir des acteurs actifs de l’élargissement des connaissances sur les sols !

Chaque organisation, université, LL/LH ou institut de recherche s’intéressant aux questions relatives aux sols peut lancer une quête sur l’application mobile PREPSOIL. Dans une quête, l’organisation peut demander de télécharger une image du sol dans une région spécifique, indiquer les niveaux d’érosion du sol, ou toute autre information pertinente que les citoyens et les scientifiques pourraient fournir.
Les utilisateurs enregistrés reçoivent une notification lorsque la quête est ouverte dans leur région. Il ne leur reste plus qu’à découvrir le sol qui les entoure et à soumettre leur contribution !

👉 Que vous soyez étudiant, scientifique ou simplement intéressé par les sols et le développement durable, vous pouvez faire la différence. Rejoignez cet effort pour promouvoir des sols sains, téléchargez l’application mobile PREPSOIL !

A propos de PREPSOIL

Le projet PREPSOIL vise à faciliter le déploiement de la mission à travers l’Europe. Cela se fait par la co-création et le déploiement d’outils et d’espaces d’interaction, de partage des connaissances et de co-apprentissage, ainsi que par l’inventaire et le dialogue pour comprendre comment l’évaluation régionale des besoins en sols, soutenue par des mécanismes de surveillance harmonisés, peut ensuite conduire à l’action dans des laboratoires vivants sur la santé des sols.

Ces activités soutiennent le déploiement de la mission au cours de ses trois premières années, de 2022 à 2025.

La journée mondiale des sols : du 29 novembre au 05 décembre en Normandie !

Journée mondiale des sols : du 29 novembre au 05 décembre en Normandie !

Cette année encore, l’Afes, le GIS SOL, le RMT Sols et Territoires et le RNEST coorganisent une série d’évènement à l’occasion de la journée mondiale des sols. Le thème de cette 11e édition est « Les données et informations sur les sols ».

Ce sont 7 jours d’événements (en ligne et en présentiel) et autant de temps forts qui marqueront la 11e édition. Que vous soyez chercheurs ou scientifiques, professionnels agricoles, élus, étudiants ou simple curieux, il y a forcément une activité pour vous !

Les inscriptions ouvriront courant du mois d’octobre !

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Aperçu du programme

Depuis janvier 2024, les équipes de l’AFES, du GIS Sol, du RNEST et du RMT Sols et Territoires travaillent avec les acteurs du territoire Normand pour construire un programme d’évènements digne de ce nom !

Webinaires, sorties terrain, rencontres en plénières sont au programme de ces 7 journées !

Pour en savoir plus et consultez le programme détaillé des 7 journées, rendez-vous sur le site de l’Afes 👇 !

Session francophone à Remtech Europe :comment évaluer la santé des sols ?

Session francophone à Remtech Europe : comment évaluer la santé des sols ?

Ne manquez pas cette session francophone consacrée à l’évaluation de la santé des sols !

Organisée par le RNEST à l’occasion du congrès international Remtech Europe, cette session aura lieu le 17 septembre 2024, de 9h00 à 11h10 (CEST), en distanciel.

Pour vous inscrire rien de plus simple : renseignez le formulaire accessible au lien suivant : https://forms.gle/Y6Lm7pS4UFnTMAMq6 !

Programme prévisionnel de la session - 09h00-11h10

09:00 Introduction par les modérateurs ; présentation de RNEST, réseau national d’expertise scientifique et technique sur les sols
Laurent THANNBERGER (Valgo, RNEST), Flavien POINCOT (ACTA)

09:10 Pour une approche fonctionnelle de l’évaluation de la santé des sols
Alain Brauman (IRD, président de l’AFES)

09:30 Pour une approche sensible de la santé des sols
Lola RICHELLE (IRD)

09:50 Bocages sahéliens et haies vives : clés pour renforcer la santé des sols en Afrique de l’Ouest
Nanawendin Yameogo (Université JOSEPH KI-ZERBO)

10:10 Projet PRODIJ : Développement d’indicateurs de biodiversité pour les sols agricoles sur la communauté urbaine de DIJON
Jérôme CORTET (Université Montpellier 3)

10:30 Diagnostiquer la qualité microbiologique des sols pour évaluer l’impact des usages urbains et agricoles sur la santé des sols
Lionel RANJARD (INRAE)

10:50 La restitution des résidus d’abattage favorise la restauration rapide de la santé des sols dans les replantations d’hévéas en Côte d’Ivoire
Kouakou Kouakou Aymard (Université NANGUI ABROGOUA)

11:10 Fin de la session

Qu'est-ce que Remtech Europe ?

RemTech Europe est un congrès annuel international dédié aux marchés et technologies de dépollution et restauration des sols et des eaux, qui rassemble les parties prenantes concernées par ces questions.
Les présentations proposées lors du congrès couvrent un périmètre plus large, abordant un ensemble de thématiques en lien avec l’environnement et le développement durable tels que la protection des terres, la caractérisation de la qualité des sols, le changement climatique, les solutions fondées sur la nature, etc. 

L’objectif de la conférence est de partager des informations, d’encourager le développement de processus de dépollution et l’application de technologies durables et de favoriser les échanges entre experts, fournisseurs de services et technologies, et leurs potentiels utilisateurs.
Le congrès vise principalement les parties prenantes européennes, mais il est ouvert à tous les autres continents.

Remtech Europe 2024 aura lieu du 16 au 20 septembre 2024.
Les 16 et 17 septembre seront entièrement en distanciel.
Les trois autres jours, du 18 au 20 septembre, seront en format hybride avec une participation possible en présentiel (Ferrare, Italie) et une diffusion en ligne, en direct, des présentations.

Plus d’info sur Remtech Europe sur le site du congrès : https://remtechexpo.com/remtech-europe/.